semaine Bain …bath

Quoi de neuf cette semaine passée… Plutôt veine bâtiment pure et dure avec une journée sur la filière bois labellisée COP21 et le grand show de Villepinte « Batimat » ou plutôt que dis-je »mondial du bâtiment ».

J’ai du mal à garder mon sérieux avec ce nom « mondial »qui me fait penser au « Mondial de l’automobile »dans Trafic de Jacques Tati

… Et pour finir, cerises sur le gâteau une conférence à l’Arsenal et une expo à la Galerie…eheh,  les 3 nouvelles expos de la cité de l’architecture, spécial architecture et urbanisme sur l’AUA, Renzo Piano et Chandigarh et donc Le Corbusier prouvent que l’année peut se finir bien et que la suivante peut commencer avec sérénité…

NDR : Pour la conférence de Renzo Piano, la rédaction décline toute responsabilité dans le fait d’avoir oublié de s’inscrire… Mon assistant de direction qui se trouve être un homme a encore du mal à s’adapter au rebond de squatsheur que prend mon agenda!

Par curiosité et m’intéressant à la construction bois je me suis jetée dans le grand bain de la semaine. Un exercice nouveau pour moi, cette journée sur la filière bois et son financement : « Filière bois et changement climatique – investir pour l’avenir » 

Une matinée sous adrénaline, où il était question de l’urgence du développement du secteur pour des raisons de réchauffement climatique. Chacun sait que l’arbre (il n’est pas le seul) est un puits de captation du CO2. Il représente aussi une source d’énergie alternative aux carburants fossiles : la bio masse qui néanmoins est source d’émissions de CO2. Et comme chacun sait aussi, la France possède une bonne présence sur son sol de forêt et de bois. Par voie de conséquence, le secteur est doté d’un savoir-faire traditionnel qui va de l’exploitation et l’entretien des forêts jusqu’à la fabrication d’objets, meubles, et composants de construction. La matinée fut le moment pour faire le bilan sur la filière : engagements de l’état au niveau national et international, présentation de l’évolution des normes françaises et européennes, des labels, des chiffres démontrant l’importance et la nécessité de sa structuration, regard sur les filières dans les autres pays européen, sur les élans de la concurrence, le développement de la bio-économie…(en savoir+)

Et l’après-midi, les participants présentaient les systèmes de financement existants pour le développement de la filière : des modèles outre Atlantique au système français.

De l’investissement le plus dur (15% de rendement des forêts) aux USA à celui le plus doux (plus respectueux du vivant?)… Il était question donc de rendement sur de la biodiversité …Quid des conséquences de la mise en place de ces modèles productifs par système bancaire sur des milieux naturels. Seront-ils respectueux des écosystèmes en place dans le présent, et surtout dans un avenir à moyen et long terme? Tout le monde à l’air de penser que cela va de soi : le savoir-faire existe, le respect et les connaissances actuelles font que l’on est expert sur la question…Oui mais… un modèle de rentabilité bancaire sur un système vivant ?…a ses limites qui ne doivent pas avoir des répercussions négatives sur les milieux  naturels…car par voie de conséquence cela impactera l’Humain ! Etre irresponsable sur le sujet n’est plus possible. Comme l’a rappelé J.P. Delevoye :  » le rideau d’insouciance s’est déchiré, nous prenons conscience qu’il n’y a pas de plan B. « insistant  a nouveau avec cette phrase de W. Churchill

 » Un homme (sic) politique pense à sa prochaine élection, l’homme d’Etat pense à la prochaine génération ». Qui pourrait aussi se conjuguer aujourd’hui, ainsi « un être humain pense à sa propre vie, un être humain responsable pense à la prochaine génération. »

 

Mais revenons donc à la construction en bois… Depuis le 7 octobre la charte « Bois construction publique exemplaire » concernant la région Ile de France est officialisée. L’objectif de la charte est d’inciter et d’engager les maîtres d’ouvrages publics(collectivités, bailleurs sociaux,…) à augmenter la part du bois dans leurs projets de constructions et de rénovations en Île-de-France, en valorisant si possible le bois et les entreprises « locales ». (en savoir+)

Aujourd’hui encore, la filière bois de construction ressemble à un serpent qui se mord la queue : les constructeurs bois attendent que la filière se structure plus pour l’utiliser (dixit Ywood filiale bois de Nexity)…Et la filière attend d’avoir des carnets de commande suffisant pour investir dans l’industrialisation…en attendant, certains se fournissent ailleurs pour pouvoir construire en bois. Néanmoins, la machine est lancée …

En guise de conclusion pour cette journée consacrée à la filière bois, le ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Stephane Le Foll a déclaré

 

Plus loin, à Villepinte cet endroit où tous les grands salons ont pris leur quartier depuis quelques années…avait lieu Batimat, ou « mondial du bâtiment ».

Batimat à l’ambiance inchangée depuis la dernière fois.(+info) éhéh « on ne change pas une équipe qui gagne! »… Cette année,  encore plus roots avec son programme exclusif bâtiment. Exit l’architecture : pas de conférences, ni circuits de visites d’architecture malgré leur franc succès  lors de la dernière mouture. Malgré tout, 3 visites ponctuelles de lieux emblématiques étaient prévues : Philharmonie, Halle Pajol et Zac Clichy Batignole. La nouveauté vient d’initiatives des revues d’archi, Archistorm et Architecture d’Aujourd’hui.  AA proposait des parcours dans le salon Batimat dans le but de rendre plus visible les offres des fabricants. 6 parcours ciblés étaient étudiés selon 6 thématiques différentes : construction Bois, le projet à l’heure du Numérique, enveloppe des Grands Bâtiments, toits Terrasse / 5e façade, en quête de performance énergétique, lumière et transparence. Un bon moyen de se concentrer sur l’essentiel des préoccupations de chacun.

…Les cerises sur le gâteau…

Pour la conférence à l’Arsenal de la série « un architecte un bâtiment « l’architecte  Valerio Olgiati est venu présenter la villa Alem. Une maison au milieu d’un site exceptionnel, naturel presque sauvage, isolé près de la côte au Portugal. Dans ce site de grande échelle rien ne vient rompre l’horizon. Le projet se referme sur lui même, s’enroule, se love comme un animal. Cette maison conçue comme un jardin clos est à la fois fermée et ouverte sur le paysage …Elle se définit par le paysage dans lequel elle s’insére, dans son échelle et dans sa matière. Elle répond à ce lieu sauvage par sa matière brute : le béton planche  C’est un travail sur les parcours et les espaces comme dans un jardin…avec les jeux de lumière, de vues, décliné avec une matière  : le béton…

« Pendant de nombreuses années, ma femme et moi Tamara étions à la recherche d’un endroit pour lequel nous pourrions quitter notre maison actuelle dans les montagnes suisses … Dans la région de l’Alentejo au Portugal, nous avons trouvé la site parfait. Un merveilleux climat, un large paysage vide et une culture que nous aimons. Ici, nous passons quelques mois par an. De là, nous travaillons – ma femme est aussi architecte – en connexion avec notre bureau à Flims. L’idée de base et l’objectif de toutes les influences pour notre projet était de créer un jardin, au delà de la notion d’abri, qui, bien entendu, existe aussi. ..La forme de notre maison ne devrait pas exprimer l »abri’. C’était le «jardin» qui devait essentiellement trouver la forme dont nous voulions faire l’expérience. À ce jour, trois formes principales sont connues pour moi pour l’habitat. La première, «la vie urbaine», dans le tissu dense du milieu urbain. Puis, «la vie de banlieue», dans une maison d’une famille typique avec un petit jardin en banlieue, et enfin, la «vie à la campagne», où les gens vivent reliés socialement par des infrastructures dans de grands intervalles ruraux. Nous avons exclu les trois formes pour notre maison. Ce n’était pas ce que nous cherchions. Notre maison est loin de la ville voisine. Elle est déconnectée à tous égards. Il y a seulement le vaste paysage vide autour de nous. A Villa Alem, le sentiment de solitude et d’indépendance est présent. C’ est une vraie retraite. Je cherchais un terme à ce type de logement et suis arrivé à «paysage vivant». « – Valerio Olgiati

Et pour finir, le vernissage de l’expo Emmanuelle Colboc et associés à la galerie d’architecture. Une présentation du travail de l’agence sur les murs de la Galerie  et à l’entrée, côté vitrine, la projection de films découvertes (*) des bâtiments un peu à la manière du film « Koolhass Houselife »de Beka et Lemoine (+info). Des réalisations filmées présentent les bâtiments vivant au rythme de leurs journées quotidiennes accompagnées par le passage du facteur, des personnes traversant leurs espaces, du temps qu’il fait… Des visites vivantes et géniales.

(*)Les films de l’expo « Emmanuelle Colboc et associés sont réalisés par les productions du Effa…ici

 

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