Carton à dessin …feuille 64

 Dessin ? plutôt une coupe…

donc une coupe …

Un dessin informatique ? … pas vraiment

Facile … un ou des architecte(s), …Un sujet/programme d’une autre époque…du mouvement.

Cet architecte n’aimait pas la ville où il devait construire ce bâtiment. Il la trouvait surpeuplée et trop construite. Le bâtiment mis 15 ans pour voir le jour.

Réponse :

Le Musée Guggenheim à New York bâtiment réalisé par  Frank Lloyd Wright.

Le Musée

Le désir du client était d’établir une relation plus étroite entre œuvres d’art et architecture: “…each of these great masterpieces should be organized into space” since “(these paintings) are order, creating order and are “sensitive” (and correcting even) to space”, Hilla Rebay a écrit dans sa lettre de commande pour Wright.

L’œuvre que Wright a été appelé à réaliser a exigé une approche totalement nouvelle sur l’architecture du musée et sur la conception de l’exposition. Le premier obstacle fut de trouver un terrain approprié à ce nouveau concept. D’autant plus que Wright n’appréciait pas  beaucoup  New York, qu’il trouvait «surdimensionné et surpeuplé » et où faisait défaut  cette relation stricte avec la nature qui était l’un des points clés de sa vision de l’architecture. Un seul  terrain parmi le nombre envisagé pouvait répondre à ces problématiques. Il était juste en face de Central Park, à l’intérieur de l’agglomération urbaine dense de Manhattan. Pour atteindre l’union nécessaire entre l’art exposé et l’architecture, Wright a imaginé un parcours d’exposition ininterrompue  prenant la forme d’une longue rampe descendante autour d’un grand vide central.

La gestation du projet n’a pas été simple: Wright a conçu quatre versions du bâtiment, trois avec une forme circulaire et une hexagonale. La relation entre l’architecte et le client, et en particulier avec Hilla Rebay, n’a pas toujours été facile. En Septembre 1945, le projet définitif est arrêté. Néanmoins, il a fallu 14 ans de plus pour voir le bâtiment achevé, principalement en raison de problèmes d’accords et de la relation difficile entre Wright et James Sweeney, le nouveau directeur du musée après la démission de Rebay en 1952. Solomon R. Guggenheim, en 1949, et FL Wright, 6 mois avant l’ouverture du musée en Octobre 1959 sont morts et n’ont pas pu voir le bâtiment achevé.

Un espace d’exposition révolutionnaire

L’espace d’exposition conçu par Wright était révolutionnaire. Les visiteurs dans un premier temps atteigne le plus haut niveau par un ascenseur, puis descendent doucement la rampe tout en admirant les peintures disposées le long. L’espace est unifié, il n’y a pas de salles d’exposition traditionnelles. Presque toutes les parties du musée peuvent être perçus de tous points et les visiteurs savent toujours où ils sont et où ils vont.

Ce concept révolutionnaire a aussi ses inconvénients: il n’y a presque pas de plancher horizontal. A l’exception de la rotonde qui  n’était pas prévu par Wright comme lieu d’expo mais plutôt comme un espace de rassemblement. La hauteur de plafond réduite au droit de la rampe d’exposition la rend impropre à l’affichage de grandes œuvres d’art. Les Peintures ont généralement besoin d’être fixé sur le périmètre inclinée des murs par des tiges d’acier spéciales (alors que Wright envisagé qu’elles  adhérent à l’inclinaison de la paroi).

Par ailleurs de nombreux artistes ont estimé que leurs œuvres ont été supplantées par la force architecturale du « contenant » et ils craignaient que les œuvres d’art ne parviennent à être perçus par les visiteurs avec la même attention « sympathique ». Dans une lettre de 1956 à Sweeney, 32 artistes, y compris De Kooning et Motherwell, disent aussi que «Le concept de base de la pente curviligne pour la présentation de la peinture et de la sculpture indique un mépris total pour la trame rectiligne de référence fondamentalement nécessaire à la contemplation visuelle adéquate des œuvres d’art « .

Le fait est que le geste de Wright exigeait une approche totalement nouvelle à l’art de la muséographie. Un exemple intéressant est celui de la présentation de la sculpture. L’ensemble de l’espace d’exposition est en pente et les murs environnants ne sont pas verticaux. En partant de ce contexte, les sculptures pouvaient être exposées soit en suivant l’inclinaison de la rampe soit en privilégiant une position parfaitement verticale par l’utilisation d’un socle spécial. En fait, la géométrie particulière du bâtiment produisait une illusion d’optique de sorte qu’une sculpture parfaitement verticale apparaissait désagréablement inclinée. Le directeur de l’époque Thomas M. Messer trouvât une solution: un support incliné à un angle spécifique de sorte que les sculptures semblaient verticales même si en réalité elles ne l’étaient pas.

L’éclairage naturel est un point-clé dans la conception de Wright: une verrière en forme de dôme fournit un éclairage diffus à l’espace intérieur et une bande continue de fenêtres situées le long de la rampe d’exposition fournit un éclairage naturel spécifique pour les œuvres d’art.

La raison d’une telle attention à la lumière naturelle provient également l’aversion de Wright à l’éclairage artificiel, qu’il jugeait «malhonnête»

Frank Lloyd Wright…la biblio

« Deux tendances se manifestent à travers l’histoire : l’une est tournée vers le rationnel et le géométrique, l’autre vers l’irrationnel et l’organique…Dès le début, FL Wright s’est tourné vers la conception organique » Espace, temps, architecture S. Giedon 

Il est marquée par la pensée du trancendalisme fondé au 19 ème siécle aux USA et qui remet en question l’ère industrielle et sa domination de la Nature.

« F.L. Wright considérait la nature de façon quasi mystique. Il croyait fermement que plus l’homme s’associait à la nature plus son bien être personnel, spirituel et même physique se développait. » Wright de Bruce Brooks Pfeiffer 

« Il avait une connaissance approfondi et un respect des matériaux naturels. Il utilisa les matériaux naturels de manière qui lui paraissait le plus conforme à leur nature. » Wright de Bruce Brooks Pfeiffer 

La fondation Frank Lloyd Wright …ICI

 

Publicités
Carton à dessin …feuille 64

Une réflexion sur “Carton à dessin …feuille 64

  1. J’adore le croquis et la vision de notre feu confrère, qui avait une vision très architecturale des espaces et volumes.
    La distance entre l’idée et le concret est gérable avec les moyens d’aujourd’hui (BIM) mais je reste nostalgique des croquis et coups de crayons, que nous avons moins le temps de laisser vaquer sur nos feuilles…
    Nous devons évoluer et faire évoluer les pensées, approprions nous les outils d’aujourd’hui et faisons que nos futurs architectes ressentent la même mélancolie lorsqu’ils utiliseront de futures outils de leurs temps.

    Merci pour ce bel article !

    Confraternellement

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s