Marina Tabassum… de l’indépendance à l’eco resort

De passage à Paris, Marina Tabassum architecte bengali  expose à la SFA son parcours via les réalisations de son agence MAT …

Marina Tabassum est diplômée du Département d’Architecture de l’Université Bangladesh d’Engineering et de Technologie de Dhaka. Elle a fondé Marina TABASSUM Architectes (MTA), après avoir été membre fondateur et  partenaire pendant dix ans de l’agence URBANA.
MTA a débuté son parcours en mettant au point un langage architectural  contemporain ancré au territoire. La philosophie et la culture de MTA se place à l’encontre de la pression mondiale exercée par les produits industriels. Pour MTA, les bâtiments réalisés avec les produits industriels sont fabriqués rapidement et sont souvent impersonnels et dissociés du lieu et du contexte. L’engagement de MTA est d’enraciner l’architecture au lieu, et ses outils de construction sont le climat, le site, la culture du peuple et l’histoire de la terre.
Les projets de l’agence  sont variés, allant du projet de site industriel à un Eco Resort en passant par des logements sociaux, des commerces et des maisons résidentielles.

le monument de l’indépendance du Bangladesh et le musée de la guerre de libération 1995-2013

C’est lors de son partenariat avec Kashef Chowdhury au sein de l’agence URBANA , qu’elle remporte en 1995 le concours pour le monument de l’indépendance du Bangladesh et le Musée de la guerre de libération. Le site se trouve dans un parc. Ce rare espace libre de la ville très dense de Dakha accueille ces programmes. (+)

La partie du musée est enterrée pour laisser le site libre. Emerge circonscrit dans une ellipse,  la grande place  pour les commémorations de l’indépendance,  la tour, un bassin se déversant en eau et en lumière dans la partie souterraine, et un mur manifestation de l’entrée du musée. Cet ensemble fut commencé en 1997 et terminé en 2013. « La tour symbolise la liberté non pas uniquement pour le Bangladesh mais pour tous ». Comment symboliser la liberté? La lumière. Le moyen de capter la lumière a été réglé en utilisant des éléments en verre  placés sur une structure en acier. Ainsi, les lumières de jour et de nuit sont capturées et diffractées.

Projet de logement à Dhaka – 2001

Ce fut l’occasion pour MTA de mettre au point un système de climatisation par un effet de cheminée naturelle, de travailler les matières: la brique, la pierre, les épaisseurs.

« Le pavillon est un concept très présent au Bangladesh, Les températures sont de 10° en hiver,  le climat est humide.  le toit est la seule protection vraiment essentielle. »

« Nous sommes fan de Carlos Scarpa…tout a été réalisé directement sur le site, rien n’a été dessiné. » « La pierre est importée et on paie une très grosse taxe dessus ». Ici la pierre a été récupérée d’un projet d’hôtel.« Il a fallu adapter les pierres récupérées …comme un puzzle!« . Dans ce logement, les murs de la salle de bains et des WC sont peints par un décorateur de rickshaw. (+)

Bâtiments de logements collectifs de 12 étages  à Dhaka – 2010

Tous les plans sont symétriques. Les oriels en brique permettent de récupérer les vues indirectes et de ventiler judicieusement les logements. (+)

La mosquée :

Le projet de mosquée vient d’une demande de sa grand-mère.

le Plan est un cercle dans un carré. « j’aime la pureté des volumes ».

Des formes pures, des éclairages zénithaux et deux matériaux la brique et le béton. « Le seul ornement est la lumière …Il n’y a pas de minaret ni de dôme ».

L’Eco Resort :

M Tabassum nous présente ce « petit projet » en nous lançant cette question :« Est-ce de l’architecture ou pas? ».

Le lieu du projet : le delta, la mangrove. Le contexte : des villages ruraux. Un terrain très plat. Le processus : des recherches sur l’habité localement, sur les espaces, les cours, leurs fonctions, les matériaux locaux, les couleurs, les habitants.

Le plan masse est créé par MTA et puis les maisons sont réalisées par les gens locaux utilisant leur savoir faire artisanal souvent légué de génération en génération. Quelle position avoir dans cette dynamique locale existante, la question est posée par M. Tabassum. Créer une empreinte différente en imposant un processus étranger au village ou impulser une idée et voir ce qui se met en place à partir des savoir-faire locaux?

« … j’ai une éducation à « l’américaine »(moderne, technologique…)…alors (comment) construire dans un village Bengali qui a sa propre dynamique… »Marina Tabassum

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