Aires Mateus

Ah enfin le soleil…

Un rayon avait déjà percé du coté de l’Arsenal avec cette conférence des architectes portugais Aires Mateus, c’était plutôt bienvenue… des photos avec le ciel bleu … ça change la vie. 🙂

Donc rembobinons la pellicule de ces derniers jours pour se retrouver à l’Arsenal lors de la conférence de Aires Mateus.

Il y avait beaucoup de monde… les seules places qui restaient se trouvaient devant, sur le côté. The place… où le must est de se prendre un torticolis maison en plus d’une vision déformée…une sorte de perspective aux proportions étirées dans le sens vertical. En plus…Un immmmense type : V. Pareira s’installe sur le siège devant moi et contribue à amplifier les effets de déformation optique déjà évidents. C’est vrai que V. Pareira et Aires Mateus ont un projet en commun sur la Zac Clichy Batignoles.

Un public plutôt attentif.

Cela commence par une maquette celle de la biennale de Venise. L’espace y est dessiné en creux comme une empreinte cristallisée dans du ciment… C’est la demonstration que l’espace vide est aussi important que le plein qui le définit … Une même valeur accordé au plein et au vide.

« La relation entre l’espace et la forme » Aires Mateus

« L’espace est le centre de l’architecture mais pas l’image ou la forme »Aires Mateus

Une autre biennale celle de 2012 – avec l’installation  Radix – (+engl )

J’imagine le dialogue entre l’eau, la matière dorée de l’intérieur des arcs et la lumière du soleil… reflets dans l’arc doré, et dans l’eau… reflets de Venise. Et de nouveau cet espace creusé dans la matière… le vide et le plein, l’un n’existe pas sans l’autre.

le musée du phare Santa Maria de Cascaes

Le contexte : Un phare…un emplacement avec cette limite naturelle /artificielle entre la mer et la terre.

La réalisation : la réponse sur cette limite de pierre/rocher… épaissir la limite pour créer de nouveaux espaces. Et réactualiser les bâtiments existants.

Proposition de matériaux: pierres au sol récupérées sur place, céramiques et murs blancs en façades.

La maison pour les anciens à Alcácer do Sal  (+engl )

«  L’architecture doit créer des formes qui supportent la répétition ». M Breuer

Un programme réalisé sur un terrain en pente…Le paysage est fait d’oliviers et de chênes lièges…. Un projet se situant entre l’hôtel et l’hôpital pour des personnes très âgées… les déplacements, les mouvements de ces personnes sont essentiels et pris en compte dès l’élaboration du bâtiment…C’est aussi, la dernière maison qu’ils vont habiter.

Un travail sur la répétition (l’intime et le collectif) et sur l’épaisseur du bâtiment, avec des creux en façades matérialisant l’emplacement des parties privatives extérieures protégées du soleil, de la lumière :  effet sculptural garanti.

La maison à Leiria  (+ engl) (+esp)

Le contexte : un terrain en hauteur par rapport à la rue, un château dans les environs.

Un principe : tirer parti du terrain et privilégier  la vue sur le château.

Deux ensembles … l’un regroupant les espaces représentatifs sous la forme symbolique de la maison… l’autre, les espaces privés de plein pied sur rue et s’ouvrant sur des patios formant des trouées au niveau du terrain.

La maison à Albacobaça (+ engl)

Elle est située dans le centre historique, près du monastère de Cluny.

Le terrain comprend deux parcelles dont l’une occupée par un bâtiment aux proportions verticales. Le bâtiment existant est le point de départ du projet d’ensemble.

Le site est dénivelé : le jardin est en contre bas.

De nouveau, la maison révèle le travail réalisé sur l’intime et le social. L’intime ici, est dérobé à l’œil, enfermé,  au milieu d’un espace social très ouvert évoluant autour de l’ escalier de desserte des espaces de la maison.

Questions

Q : quel est votre rapport au temps?

A.M. : l’architecture est l’art de la permanence. Plutôt la permanence d’une idée claire et forte… La capacité à résister à différents approches, à différentes utilisations… Jamais faire des espaces qui ont un caractère trop spécifique… ils ne résistent pas au temps.

Q : Pourquoi ne pas avoir poussé l’idée de la fragmentation pour la maison de retraite en faisant des bâtiments dissociés?

A.M : Non, il y avait  besoin d’un déambulatoire… c’est quelque chose d’important… en plus c’est un hôpital.

animation chantier

Publicités
Aires Mateus

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s