semaine 06…le mur

La petite semaine  européenne … Un architecte allemand expliquant sa méga structure en Espagne… Une agence autrichienne en phase vernissage à la galerie… Des Suisses au centre suisse qui sévissent en Suisse…

Aux entretiens de Chaillot, ce lundi-là est venu explosé …pardon exposé l’architecte berlinois Jürgen Mayer H.

Thème de la conférence : « pre-text/wor-wad » : ce qui est avant le texte/ce qui est devant le mur

Jürgen Mayer H. collectionne les patterns (motifs?) surtout ceux des codes confidentiels (visible/invisible) et se pose ce genre de questions : l’outil informatique et les nouveaux médias et technologies entrainent… Forcement des façons de cogiter différentes ce qui entraine forcement des façons de voir et de faire différentes… nous sommes d’accord.

Bon jusque-là, je suis…Par contre,  le côté relation entre les patterns qu’il collectionne et les questions ci-dessous me semblent moins évidente… ?

Le pattern est une matrice sur laquelle il s’appuie pour définir son architecture. Le vide,  le non dessiné devient le non construit … Le plein devient le construit…A moins que cela ne soit le contraire…?

Donc ces patterns qui lui tiennent à cœur sont utilisés comme référence ou point de départ pour l’élaboration de ses réalisations, de son architecture… formalisme?… C’est la sensation que j’ai eu …il se peut que je n’ai rien compris :-(…ça aussi est une autre vision des choses et de cette réalité. LOL

Exemples : de beaux projets avec des idées nouvelles, donc.

« La construction en bois la plus grande du monde…. le bâtiment collé le plus grand du monde »… Puisqu’il est question de grandeur…Ce qui me gêne dans le Metropol Parasol c’est son rapport d’échelle avec le contexte…Au vu de l’ambition internationale… le rapport d’échelle avec le contexte est peut-être…Pfft… Évacué. Ce bâtiment est devenu une icône  sévillane et espagnole…et internationale.

Question : Est-ce que vous avez une autre formation que l’architecture?

J.M.H. : Je viens plus de l’art. J’étais fasciné par la sculpture : on peut marcher à l’intérieur, lorsque la sculpture est suffisamment grande. J’ai aussi étudié la musique et la composition. J’ai une fascination pour la musique du 20ème siècle…

Tout s’explique …!!! Ah ouiii…les rythmes et les répétitions musicales!

suntrap@auer4suntrap@auer3suntrap@auer2suntrap@auer5suntrap@auer1

La deuxième halte de la semaine : le vernissage à la galerie.

L’agence Auer+ Weber+ Assoziierte a placardé ses projets aux murs sous forme de dessins, de maquettes, de photos et avec un tas d’explications… moi j’aime quand on m’explique avec les fameux croquis d’intention. Et puis « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours »…

Et  pour finir, l’agence d’architecture suisse Christ & Gantenbein au CC suisse est venue présenter deux projets culturels pour une série de conférences sur les musées suisses  proposée par le centre culturel.

Bô projets … l’un à Zurich, l’autre à Bâle…Des recherches sur l’insertion du neuf dans l’ancien, sur le positionnement d’une architecture face à un patrimoine existant fort…

Ils pensent que : «le thème de transformation et de réutilisation est le grand thème de notre génération…transformer et réutiliser ce que vous ont légué vos grands parents» que les leçons puisaient dans l’architecture italienne du passé sont  « la continuité dans la transformation… » et  » faire comme par le passé : réutiliser ce que l’on trouve sur place »

Pour eux,  une intervention architecturale actuelle sur l’existant doit ressembler à cela :

« On peut s’approprier l’héritage architectural, il faut aussi avoir une ambition de tout changer…il ne faut pas se diriger vers le passé, sinon on tombe dans le piège de la sauvegarde du patrimoine ».

Le musée national suisse de Zurich, fin du 19ème est un collage d’architectures avec une mise en scène contrôlée par l’architecte Gustave Gull mettant en valeur la dramaturgie des espaces

.4_CG_1016_CG_KahlC_25603

L’intervention sur ce bâtiment existant fut de « continuer l’idée initiale et la remettre en question en refaisant le bâtiment » …les éléments structurants forts ont été conservés : les poteaux et  les voutes ont été refaites : « le nouveau repose sur l’ancien »

Ce musée comporte une extension neuve. Le parti pris a été de chercher  « un dialogue entre deux parties de même valeur » … le neuf est traité comme un bâtiment mur: « le mur devient le bâtiment… on ne voulait pas de joint ». D’autres références contextuelles pour ce bâtiment : le village et les pentes de toits.

L’extension du musée des beaux-arts de Bâle  : le Kunstmuseumse situe de l’autre côté de la rue face au bâtiment existant. La liaison fonctionnelle entre les deux bâtiments se fait en dessous de la rue. Un dialogue entre l’ancien et le nouveau de chaque coté de la rue est nécessaire pour ces deux bâtiments appartenant au même musée. comment trouver une harmonisation, faire ressortir la même appartenance?

Trouver une référence qui se situerait entre le palais bourgeois du 19 ème siècle et le container boite actuel… L’idée est de travailler sur la matière.  Le matériau mis en œuvre en façade est la brique…recherche à l’aide de maquette digitale pour l’appareillage…  la signalétique en haut de la façade participe au graphisme de la façade. Elle est réalisée par un jeu d’insertion de leds entre les joints de briques. Ce graphisme de l’appareillage fait écho au bâtiment existant comportant des façades très graphiques composées de pierre, brique et béton armé. Comme d’ailleurs, la volumétrie épurée renvoie aussi à l’édifice existant.

Le plus bô  matériau utilisé pour chaque projet … Une méthodologie où l’échantillon ressemble plus à une pièce à l’échelle 1 qu’à un panneau m…que de « chantier » que l’on fabrique à la va vite pour la fameuse présentation … Non là, une pièce est aménagée avant le chantier, en grandeur réelle et tout est vu jusqu’à la position de l’interrupteur et des panneaux de signalétique incendie… De quoi rêver! Une anticipation totale avant le grand saut de la mise en chantier:-)… Et il parait qu’il y a des imprévus… well, well…La précision suisse…Y a pas photo!

…La méditation du jour…

« Les fissures (celles qui ne présentent aucun risque technique),  ce n’est pas trop grave. Mais ce sont les gens qui trouvent que les fissures sont graves qui sont graves » E.Christ

Voir aussi la série "semaine..." 
semaine... blanche
La semaine fraiche 
La semaine des 4 jeudis
Publicités
semaine 06…le mur

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s