Balade signée Paris Habitat

Une série de balades proposées par les promenades urbaines sur le patrimoine du bailleur social  Paris habitat ont eu lieu du 22 juin au 10 novembre … le thème, bien sur « le logement social à Paris ».

J’ai suivi deux d’entre elles sur les 5 proposées.

« Réalité et exaltation de l’hygiénisme : du village de Grenelle aux boulevards des Maréchaux »  un parcours dans le 15ème et « Franges et limites, terre d’expérimentations : de la Porte de Clignancourt à la Porte Pouchet »... à la lecture … cela parait…comment dire… indigeste?… En fait … ces promenades ont été très conviviales et riches… La moyenne d’âge? 70 ans… arrrg …En fait très…non.. plutôt très « mixité » d’âge.

De l’ hygiéniste dans le 15ème…

Suite aux grands travaux hausmanien du XIX ème siècle, la population ouvrière s’est réfugiée dans le 15ème arrondissement. Palliant un habitat insalubre et une demande croissante de logements, les opérations de logement dans cet arrondissement ont suivi un hygiénisme opératoire depuis les années 20… Du HBM à cour ouverte sur rue, en passant par le concept de barres dans la verdure, puis des grands ensembles…jusqu’à nos jours.

 

En début de promenade nous avons fait une excursion du coté du Front de Seine (1973) oeuvre de R.Lopez et H.Pottier… une histoire de tours sur dalle avec 20 tours dont 14 dédiées au logement.

Ce quartier est un exemple d’ urbanisme sur dalle, une concrétisation  des volontés de l’époque de séparer les circuits piétons et automobiles afin de préserver le calme du futur résident ainsi isolé des inconvénients de la circulation automobile. Aujourd’hui, subsiste la juxtaposition de deux univers, une relation difficile entre la dalle et la ville traditionnelle coté  Seine et coté quartiers traditionnels : le « sur dalle » et le « sur terre ».

L’ensemble Peignot (1923) par Payret-Dortail, est un ensemble HBM construit en brique autour de cours ouvertes sur la rue.

 

Rue Frémicourt ( 2011) par  Périphérique.

Cet ensemble de bâtiment récent s’appuie sur la  mixité  des fonctions (logements et équipements publics).  Les logements sociaux et en accession privé sont accompagnés d’une crèche dans le jardin… Une architecture colorée « répétitive » et aléatoire en même temps. La répétition rend uniforme l’ensemble et la présence d’éléments comme les ventelles des loggias créent des dynamiques plastiques animant la façade toujours changeante : un jeu sur ouverture/fermeture et sur présence/absence.

Rue des Nouettes (1957)

…..L’autre parcours de porte en porte … une histoire sur l’assainissement de l’insalubrité des quartiers situés en limite de Paris. 

Rue des Amiraux : Henri Sauvage ( 1916-1926)

Le principe de l’immeuble de logements à gradins défendu par H. Sauvage est ici à vocation sociale. Ce parti pris permet aux logements de bénéficier d’un maximum de luminosité. L’ immeuble  inclut une piscine (ou bains publics à l’origine). Au début du projet, il était question  au milieu du vide pyramidal sous les logements de réaliser  un équipement de quartier et l’idée était d’installer un cinéma.

La ceinture rouge

Sur l’emplacement des anciennes fortifications de la porte de Clignancourt à la porte Montmartre, la promenade nous a conduit vers une suite d’opérations HBM en briques rouges réalisées dans les années 20-30 et qui ont valu le surnom à ces quartiers de « ceinture rouge ».

Une ‘autre opération plus tardive a été construite dans les années après guerre, pour palier à la crise de logement : 13 avenue de la Porte de Saint Ouen (1954)

Cet ensemble comprend des logements traversants donnant sur de grands espaces verts. Des commerces  sont implantés sous le portique de l’entrée de ce groupe d’habitation.

Les tours et les barres Lopez

 

Les tours et les barres « Lopez » ont une haute technicité. Les planchers ont  7 m de  portée et sont chauffants. R. Lopez voulait une ville transparente sur la banlieue … (ici) Le paysage est ponctué par une série de tours et de barres entre la porte de Clignancourt et la porte Pouchet. Certaines de ses tours jouxtants le périphérique qui n’était pas encore construit lors de l’édification de celles ci, ont été  partiellement démolies à la demande des occupants.  Les nuisances sonores du périphérique rendaient les logements hauts très bruyants.

D’autres tours ont été réhabilitées. C’est le cas de la tour Bois-le-Prétre  laurét 2011 de l’équerre d’argent et réalisée  par Lacaton Vassal et Druot .. son histoire ici

Et pour finir la rue Rebiere …et quelques échantillons d’immeubles….Faut dire que contrairement au photo… la nuit était tombée. Et c’est nettement moins …visible.

etc… à voir sur place

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